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Créer sa mini-entreprise

Si plus tard vous êtes intéressé par le monde de l’entreprise : il n’y a pas mieux ! En effet, il est possible de créer sa propre entreprise l’espace d’une année scolaire avec l’aide de l’association Entreprendre Pour Apprendre (EPA). Evelyne Caraffini, chef d’entreprise pendant 20 ans qui a poursuivi sa carrière dans un cabinet de consultants, a changé de cap : « J’avais envie de faire carrément autre chose ». Elle voulait agir vis-à-vis des jeunes. La chef d’entreprise a rejoint EPA pour « transmettre [son] enthousiasme de l’entreprenariat. » Aujourd’hui directrice régionale Ile-de-France de l’association EPA, Evelyne Caraffini répond à nos questions.

Comment pourrait-on présenter l’association Entreprendre pour Apprendre (EPA) ?

Evelyne Caraffini : « EPA est une association à but non lucratif dont l’objectif est de favoriser l’esprit d’entreprendre des jeunes entre 8 et 25 ans et de développer leurs compétences entrepreneuriales. L’idée n’est pas de faire des jeunes des chefs d’entreprises, mais de leur donner le goût d’entreprendre. Nous proposons aux jeunes une expérience concrète de l’entreprise sur une année scolaire, en leur donnant les moyens financiers, méthodologiques et juridiques pour créer leur propre mini-entreprise. EPA est présent, par l’intermédiaire de ses antennes régionales, sur toute la France. Au total, EPA concernait plus de 20 000 écoliers, collégiens, lycéens et étudiants en 2014. »

En quoi consiste une mini-entreprise ? Des exemples de mini-entreprises ?

  • Evelyne Caraffini : « Une mini-entreprise est une entreprise comme une autre, sauf qu’elle est dirigée par une équipe de lycéens, à raison de 2h par semaine minimum, durant la période d’une année scolaire. Tout est réel (le compte bancaire, l’argent, les différents services de l’entreprise…) mais à petite échelle. Tout ce qui se passe dans une mini-entreprise est fait par les lycéens qui sont en moyenne au nombre de 15. Le projet est encadré par un professeur du lycée et un parrain d’une entreprise partenaire EPA ; celui-ci est un référent et un coach pour les mini entrepreneurs. Ces deux personnes guident, mais n’interviennent que très peu dans la gestion, ce qui permet aux lycéens de réellement maitriser leur entreprise et de prendre des décisions.
      La création d’une mini-entreprise se fait en plusieurs étapes, tout comme pour une vraie entreprise :
  • on identifie un besoin,
  • on mène une étude de marché pour évaluer la demande,
  • on structure une équipe par l’intermédiaire d’entretiens d’embauche et de lettres de motivation,
  • on crée les différents services (financier, marketing, production, commercial, informatique, comptabilité…) en fonction des besoins,
  • on développe l’entreprise tout en cherchant à la rentabiliser,
  • enfin, on peut participer à différents concours que les antennes régionales d’EPA, EPA France et JAYE Europe (Junior Achievement – Young Enterprise) organisent pour récompenser les projets les plus méritants.

Étant un projet pédagogique, à la fin de l’année, aucun salaire n’est versé aux élèves : les bénéfices sont offerts à une association choisie par les lycéens ; les mini-entrepreneurs peuvent également décider de faire une sortie festive.
Les exemples de mini-entreprises foisonnent ! Cette année, en Ile-de-France, 165 mini-entreprises EPA ont été créées. Un groupe de lycéens a par exemple conçu une poubelle en forme de tube à trois étages pour permettre aux personnes vivant dans de petits studios de pouvoir, malgré le manque d’espace, faire le tri sélectif. Leur idée a tellement plu, qu’ils ont repris le concept pour en faire une véritable entreprise par la suite ! »
On peut également citer comme exemples les mini-entreprises UNICOLO commercialisant des cabanes à insectes, ERIF PROTECT qui a conçu des coques personnalisables pour détecteurs de fumée, Mr ENROULEUR (un enrouleur bien sûr, mais pour écouteurs) ou encore DYNAM’EAT (des insectes comestibles !…).

Quels sont vos conseils pour faire de sa mini-entreprise une réussite ?

Evelyne Caraffini : « Déjà, il faut avoir envie de le faire : un lycéen forcé par son professeur ne fera rien de bon. Pour qu’un projet réussisse, il faut que les encadreurs laissent une liberté quasi-totale aux lycéens : ils se sentiront alors responsables et mèneront à bien leur entreprise. Il faut oser et croire en son projet : essayer est un verbe à bannir, il faut faire. C’est l’une des clés de la réussite ! »

Qu’apporte ce genre de projets à un lycéen ?

Evelyne Caraffini : « Ces projets développent certes une sensibilité au monde de l’entreprise et initient les lycéens aux réalités socio-économiques, mais le plus important est la découverte de ses propres compétences. On fait des choses qu’on n’aurait jamais imaginé être capables de faire ! Entreprendre et travailler en entreprise n’est pas inné : ça s’acquiert. Ce sont des choses que l’on n’enseigne pas dans des cours traditionnels : on découvre ses talents et même des vocations (le marketing ? la communication ? les finances ? la production ?). Un des points les plus importants est l’apprentissage du travail en équipe. On comprend très vite que c’est la plus grande difficulté et comment l’interdépendance unit les personnes d’une entreprise : si l’un est en retard sur son travail, c’est tout le groupe qui est bloqué ! On y développe ses capacités d’expression orale (beaucoup de prises de parole, lors des assemblées générales ou des différents concours). Un exemple : quand il s’agit de demander une place au marché de la ville, ce n’est pas EPA qui fait les démarches, mais les lycéens ! Un lycéen peut tisser ses premiers contacts avec le monde professionnel durant cette aventure. De plus, EPA est partenaire avec de nombreuses entreprises privées comme Oracle, BNP Paribas, Cardif ou encore UPS qui favorisent les échanges des lycéens avec le monde de l’entreprise. »

 

Si je suis lycéen aujourd’hui et si je suis intéressé à créer ma propre mini-entreprise, que dois-je faire ?

Evelyne Caraffini : « Il suffit d’en parler à l’un de vos professeurs qui aura du temps à consacrer pour ce projet. Il demandera l’accord au chef d’établissement. Le professeur et le proviseur contacteront EPA, une convention entre l’établissement et EPA sera signée. Puis EPA recherchera un parrain d’entreprise ou un étudiant qui suivra votre projet durant l’année et vous aurez également un référent EPA par projet. » Si vous souhaitez plus d’information, rendez-vous sur le site web de EPA !

Créer sa junior association

Vous êtes passionnés de sport, de musique, d’art plastique ? Vous voulez mener une action solidaire et aider les personnes en difficulté ? Vous voulez dynamiser votre quartier ou votre village ? Vous voulez un cadre juridique pour mener vos projets ? N’être que bénévole ne vous suffit pas ? Vous voulez gérer vous-même votre association, mais vous êtes bloqué par votre statut de « mineur » ? Créez une junior association !



Qu’est-ce qu’une junior association (JA) ?

Déjà, une association c’est un groupe de personnes qui décide d’agir ensemble. Il suffit d’un objectif commun.
Les papiers ne seront ensuite qu’une formalité. Une junior association est une association à part entière, mais sous une forme simplifiée. Créer une association dite « loi 1901 » est assez complexe et il faut avoir plus de 18 ans. En revanche, créer une JA se fait dès l’âge de 12 ans !

Des exemples particuliers ?

  • « Riders4Life » (8 jeunes) promeut les sports de glisse dans sa commune en Ille-et-Vilaine (35),
  • « FreshStation Radio » (8 jeunes) est une webradio du département du Nord (59) faite par des jeunes et pour les jeunes. Elle passe chaque jour une playlist Hits/Pop/Dance mais produit également de nombreuses émissions,
  • « Les P’tits Chardons Sablés » (19 jeunes) créent, en Meurtheet-Moselle (54), des spectacles pour enfants en réalisant décors, costumes, éclairage et son afin de récolter des fonds. Cet argent sert à aider les enfants en difficulté tels que les enfants hospitalisés,
  • « The Botfather » (5 jeunes) est une JA de Paris (75) promouvant les sciences à travers la robotique. Ces lycéens organisent des démonstrations et des animations afin de donner aux plus jeunes le goût des sciences. Ils ont été vice-champions de France de la compétition Vex Robotics et aident maintenant à la création de nouvelles équipes,…

Qu’est-ce que le Réseau National des Juniors Associations (RNJA) ?

Le RNJA a été créé à l’initiative de 4 grandes associations : la Ligue de l’enseignement (comptant 33 000 associations), la confédération des MJC de France (1 000 associations), la fédération des centres Sociaux Culturels et l’association Jets d’encre. Il est également composé d’un collège de juniors associations (composé d’élus parmi les jeunes des JA), d’un collège de personnalités qualifiées et de toutes les juniors associations en activité (elles sont aujourd’hui près de 2000).

Qu’apporte le cadre d’une junior association ?

  • le RNJA est un véritable réseau d’opportunités. Tous ses membres sont autant de contacts et de chances possibles pour mener votre projet à bien ;
  • le RNJA propose des outils adaptés aux besoins des juniors associations : extranet (pour communiquer avec les autres JA), guides et fiches pratiques (pour vous aider dans la réalisation de vos projets),…
  • grâce aux partenariats du RNJA avec des établissements bancaires, vous pouvez (même mineur !) ouvrir et gérer un compte bancaire pour votre JA ;
  • vous pouvez bénéficier d’une assurance qui couvre les activités de l’association et ses membres.

Pourquoi créer sa junior association ?

Les junior associations permettent à leurs membres de mener leurs actions en toute autonomie, et c’est là leur principal atout. Vous pouvez, grâce aux partenariats du RNJA, ouvrir un compte bancaire et avoir votre propre assurance. Contrôler sa trésorerie et ses responsabilités est un véritable vecteur de liberté !
Créer sa junior association permet de donner une forme juridique à des actions. Elle permet de mener une action organisée. La JA apporte ainsi de la légitimité : on vous écoutera parce que vous parlerez non seulement en votre nom, mais pour tout un collectif ayant un but commun.

Si je suis lycéen aujourd’hui et que je veux créer ma junior association, que dois-je faire ?

Pour créer une JA, il faut remplir plusieurs critères :

  • être au minimum deux jeunes mineurs,
  • désigner au moins deux représentants obligatoirement mineurs,
  • cotiser pour rejoindre le RNJA (seulement 15€ par an !),
  • avoir un projet à l’initiative des jeunes et mené par les jeunes. Des jeunes majeurs peuvent être membres de la JA mais ne doivent pas composer plus de 50% des membres,
  • fonctionner, au sein de la JA, de manière démocratique.

Une fois ces conditions remplies, vous devez faire une demande d’habilitation de votre JA par le RNJA (dossier sous format papier ou directement sur internet). Vous présentez votre projet, vos objectifs et vos idées pour arriver à vos fins.
Votre dossier est ensuite étudié par le RNJA et son relais départemental. Vous les rencontrez. Ils vérifient simplement que le projet est bien sous votre contrôle (et non celui d’un « adulte ») et que votre projet est bien associatif et à but non lucratif. Pour plus d’information sur les juniors associations et le RNJA , visitez le site web.

Les associations

  Etre bénévole pour une association est une autre option pour les lycéens demandeurs d’engagement. Ici, aucune élection : plus il y a de lycéens membres, mieux l’association se porte ! Toute bonne volonté est la bienvenue.

Ce qui rend l’engagement associatif différent par rapport aux CVL, aux MDL, aux CA et aux syndicats lycéens est que l’engagement ne concerne pas le lycée mais souvent un sujet qui lui est extérieur ou plus vaste que celui-ci. Cela permet un engagement au sein de notre société en général sans se limiter aux seuls lycéens. Etre bénévole pour une association est idéal pour défendre des causes qui vous tiennent à cœur.

Vous trouvez que notre société est encore abusivement machiste ? Rejoignez une association féministe ! Vous trouvez que le processus de la mondialisation est créateur d’inégalités ? Rejoignez un mouvement altermondialiste ! Vous pensez que l’écosystème mondial fonce droit dans le mur ? Rejoignez une association écologique ! Et ainsi de suite.

Devenir bénévole est très simple : souvent, il suffit de s’inscrire sur leur site internet. Cela est parfois d’autant plus simple pour les lycéens que certaines associations ouvrent des parcours spécifiques pour le recrutement et la participation des lycéens.

  Voici deux interviews de lycéens s’étant engagés depuis le tout début de leurs années lycéennes. Ils présenteront leur association, feront part de leur motivation et vous montreront qu’il est on-ne-peut-plus-simple de devenir bénévole !

L’UNICEF d’Apolline Deliège (United Nation International Children’s Emergency Fund)

Vous trouvez que les enfants dans le monde sont la dernière roue du carrosse de l’Humanité ? Rejoignez l’UNICEF ! C’est le cas d’Apolline Deliège qui vient de passer son baccalauréat en filière ES.

Comment pourrait-on présenter l’UNICEF ?

Apolline : « L’UNICEF a pour objectif de construire un monde où les droits de chaque enfant seront réalisés. Nous sommes convaincus que l’humanité ne peut progresser qu’en veillant au développement de ses enfants et en leur prodiguant les soins nécessaires.
L’UNICEF a quatre axes d’action :

  • protection et inclusion sociale de l’enfant (par exemple contre la maltraitance),
  • santé de l’enfant : campagnes de vaccinations, nutrition, hygiène…
  • éducation, l’objectif étant de permettre à tous d’y accéder,
  • urgence et action humanitaire : approvisionnement et logistique lors de catastrophes naturelles ou situations de conflit. »

    En quoi consiste ton rôle de jeune ambassadrice ?

    Apolline : « Déjà, il faut définir ce qu’est un jeune ambassadeur : c’est un lycéen âgé entre 15 et 18 ans et qui est un membre à part entière de l’UNICEF.
      Notre rôle se décompose en trois fonctions :

  • sensibiliser le public et en particulier les jeunes autour de nous à la cause que défend l’UNICEF. Le plus souvent, on forme une équipe et abordons les gens dans la rue,
  • organiser des événements pour collecter des fonds. J’ai par exemple moi-même organisé un concert de gospel à l’église Notre-Dame des Champs qui a réuni plus de 130 personnes. On a pu collecter plus de 3000€, ce qui n’est pas rien !
  • et, pour finir, nous avons pour mission de recruter de nouveaux jeunes ambassadeurs. Pour cela, on fait des présentations de ce que l’on fait dans les classes de troisièmes. Ainsi, d’une année sur l’autre on garde une équipe d’ambassadeurs active au sein de mon lycée. »

 

Pourquoi t’es-tu engagée ?

Apolline : « Depuis toujours je voulais faire de l’humanitaire. Ça paraît normal pour moi de m’engager. Avoir conscience qu’il y a des enfants qui ont beaucoup moins de chance que moi dans le monde m’oblige à devoir faire quelque chose : pourquoi moi et pas eux ? Je ne pourrais pas ne pas m’engager. »

Qu’est-ce que ce genre de projets t’apporte ?

Apolline : « Cet engagement m’apporte une certaine conscience du monde : ça m’a appris à sortir de ma bulle. En plus, je me sens utile, et à notre âge, se sentir utile n’est pas évident. C’est un réel épanouissement personnel que tout lycéen devrait vivre. Certes, organiser un concert peut parfois s’avérer assez casse-tête, mais au final c’est une super expérience parce qu’on rencontre plein de gens intéressants et c’est super motivant de savoir à quoi sert l’argent. Quelques semaines après le concert, l’UNICEF m’a dit que les fonds récoltés avaient servi pour réhabiliter en urgence une école en Syrie pour plus de 800 enfants ! L’UNICEF a pu acheter des kits d’enseignement en même temps pour les élèves (crayons, cahiers, manuels…) et pour les professeurs (tableaux noirs, livres…) : c’est génial ce qu’on arrive à faire, alors qu’en soi, ce que j’ai fait n’était pas grand-chose. »

Si je suis lycéen aujourd’hui et que je veux devenir jeune ambassadeur pour l’UNICEF, que dois-je faire ?

Apolline : « C’est super facile ! On peut s’inscrire sur le site directement et faire un don. Ensuite on passe un entretien rapide avec un membre de l’UNICEF, mais le plus important c’est d’être motivé ! »

La Croix Rouge Française (CRF) de Dylan Kiteu

Vous voulez vous engager dans une action humanitaire de proximité ? Rejoignez la Croix-Rouge Française ! C’est le cas de Dylan Kiteu qui vient de passer son baccalauréat en filière S sciences de l’ingénieur.

Comment pourrait-on présenter la Croix Rouge Française ?

Dylan : « La Croix-Rouge Française fait partie du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. C’est le plus important regroupement d’organisations humanitaires au monde avec plus de 17 millions de volontaires présents dans 189 pays. La mission du Mouvement est de prévenir et d’alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes, des femmes et des enfants, de protéger la vie et la santé et de faire respecter la personne humaine, avec pour principes l’Humanité (favoriser la compréhension mutuelle, l’amitié, la coopération et une paix durable), l’Impartialité (ne faire aucune distinction de nationalité, de religion, de condition sociale
ou d’appartenance politique) et le Volontariat (agir de façon bénévole et désintéressée).

La CRF a cinq axes d’action :

  • santé-autonomie : elle favorise, par l’intermédiaire de ses établissements médico-sociaux (cliniques, hôpitaux…) l’accès à la prévention et aux soins pour tous,
  • action à l’international : elle envoie des volontaires et du matériel directement sur les lieux de catastrophes naturelles et gère, sur le long terme, des programmes d’accès aux soins, d’assainissement ou de prévention,
  • formation : elle forme le grand public aux premiers gestes de secourisme comme le diplôme PSC1 (prévention et secours civique de niveau 1) qui s’obtient en une journée. Elle propose également des formations professionnalisantes, surtout dans le sanitaire et le social,
  • action sociale : elle aide au maintien du lien social et au retour à l’autonomie des personnes en situation de précarité ou de grande exclusion. Un exemple : elle organise des maraudes pour proposer aux personnes sans-abri des vêtements, de quoi manger ou encore un peu de chaleur.
  • Urgence et secourisme : elle secourt au quotidien lors de grands rassemblements ou lors de situations d’exception. Elle met en place également des réseaux de secours pour soulager l’effort des secours traditionnels (pompiers, SAMU) ».

Quel est ton parcours au sein de la CRF ?

Dylan : « En seconde, je deviens bénévole de l’unité locale des troisième et dixième arrondissements de Paris. Après environ deux semaines de formation pour l’obtention du PSE1 et PSE2 (Premier Secours en Équipe), j’ai la même formation qu’un pompier dans le domaine ; je deviens secouriste. Cela m’autorise alors à être présent aux postes de secours lors de grands événements (concerts, manifestations sportives…), à assurer un complément de garde auprès du SAMU et des pompiers, ou encore à être appelé à tout moment en urgence lorsque les secours sont dépassés par des événements particulièrement significatifs. L’avantage du bénévolat est qu’il n’y aucune contrainte : j’ai le droit d’accepter mais aussi de refuser toute mission que l’on me propose.
Ma motivation et mon implication en tant que secouriste me font gravir les échelons de mon unité locale. Petit à petit, on me fait confiance et, âgé seulement de 19 ans, je deviens directeur adjoint à la formation dans mon unité locale. »

Pourquoi t’es-tu engagé ?

Dylan : « J’ai toujours été attiré par le monde du secours. Comme tout bon petit garçon, je rêvais d’être pompier. C’est en seconde que je me suis renseigné plus amplement. J’ai passé le PSC1 qui m’a fait prendre conscience de l’envergure d’un tel engagement. M’engager à la CRF est un bon moyen de me sentir utile pour la société et au plus grand nombre. S’il se passe quelque chose de grave, je peux agir et ne pas simplement subir l’événement. Un exemple : au moment des attentats de janvier 2015 de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher on m’a appelé en urgence pour aider à la mise en sécurité et au soutien psychologique. J’ai pu agir de manière utile pour le bien de tous. En bref, plus je m’engage plus j’aime ça ! »

Pour toi, qu’est-ce qu’un engagement réussi ? Quels sont tes conseils pour faire de son engagement une réussite ?

Dylan : « Pour moi, lorsque le bénévole en lui-même est satisfait de son engagement, il est alors réussi. Un engagement est réussi lorsqu’on donne de son temps sans contrainte et sans compter. Si j’ai un conseil à donner ce serait de bien choisir son engagement au sein de la CRF : les possibilités de missions foisonnent, il y en a forcément une qui vous passionnera ! »

Que t’apporte ce genre d’engagement ?

Dylan : « Ça m’apporte beaucoup : même plus que je ne donne ! Il m’a apporté beaucoup de maturité. Du haut de mes 17 ans j’avais parfois la responsabilité d’une vie humaine entre mes mains. Ces responsabilités mettent du plomb dans la tête !
Par ailleurs, le fait d’être entouré d’adultes et considéré comme un adulte m’a poussé à devenir autonome et à prendre confiance en moi. Un tel engagement permet d’approcher le monde professionnel : c’est un environnement hiérarchisé, on y enchaîne des réunions, on y parle budgets et objectifs, on y travaille en équipe, …
Plus particulièrement pour ceux qui sont intéressés par la sphère de la santé, s’engager à la CRF est une véritable opportunité pour voir de l’intérieur comment fonctionne ce monde assez fermé. Travaillant avec des hôpitaux, des médecins, le SAMU et les pompiers, on accumule un certain nombre de contacts et on comprend l’ampleur d’un engagement professionnel de ce type. »

Que deviennent les lycéens ayant été bénévoles à la CRF ?

Dylan : « Nombreux sont ceux qui après s’être engagés à la CRF en tant que bénévole continuent dans le domaine de la santé. Je connais de nombreux bénévoles, qui, passionnés par ce qu’ils font, sont maintenant en 4e année de pharmacie ou viennent de réussir médecine ! L’un d’eux, avant de devenir bénévole, était en licence d’histoire des arts. Après s’être engagé, il a complètement changé de cap et s’est réorienté vers une formation d’infirmier. Plus personnellement, je rentre aujourd’hui en licence des sciences … de la santé ! S’engager en tant que lycéen fait émerger des vocations. »

Que propose la CRF aux lycéens ? Et si je suis intéressé pour m’engager à la CRF, que dois-je faire ?

Dylan : « La CRF propose deux options aux lycéens qui veulent s’engager : mener un projet avec l’aide de la Croix-Rouge dans le cadre de son appel à initiatives « Red Touch’ », ou devenir un bénévole à part entière dans une unité locale.
« Red Touch’ » propose aux jeunes entre 13 et 30 ans de mener une action solidaire de leur propre initiative. Il peut s’agir de l’organisation de cafés solidaires, d’actions écologiques, de sensibilisation aux risques de l’alcool, de collectes de fond, d’actions interculturelles, … Red Touch’ aide les jeunes à mettre leur projet en place en les soutenant financièrement et méthodologiquement.

La deuxième option est de devenir un bénévole de la CRF à part entière. Cet engagement est possible dès le plus jeune âge avec un dispositif d’encadrement pour accompagner notre action mais qui demeure très peu restrictif. Le bénévolat est privilégié dans les pôles du secourisme et de l’action sociale. Des actions de proximité ne demandant qu’assez peu de formation sont aussi possibles. C’est ensuite au lycéen de choisir où il préfère s’engager.

  Pour mener un projet avec Red Touch’, il suffit de soumettre son idée sur le site web. Pour devenir bénévole, il faut aller s’inscrire sur internet  ou venir dans un local de la CRF : on vous redirigera vers votre unité locale la plus proche. »

Les syndicats lycéens

Tout le monde connait le syndicalisme ouvrier ou salarié, mais saviezvous que le syndicalisme lycéen existe aussi ? Aujourd’hui, quatre syndicats lycéens demeurent actifs : le Syndicat Général des Lycéens (SGL, 3 600 adhérents revendiqués), l’Union Nationale Lycéenne (UNL, 7 000 adhérents revendiqués), l’Union Nationale Interuniversitaire Lycée (UNI-Lycée, 4 600 adhérents revendiqués) et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL, 7 000 adhérents revendiqués).
Pour présenter le syndicalisme lycéen aujourd’hui, le président de l’UNL entre 2012 et 2014, maintenant en licence de droit, Ivan Dementhon a bien voulu répondre à nos questions.

Comment pourrait-on présenter le syndicalisme lycéen ?

Ivan : « L’objectif du syndicalisme lycéen est de défendre les intérêts matériels et moraux des lycéens. Il veille à ce que le système éducatif prenne avant tout en compte les lycéens. Nous nous battons contre les inégalités sociales et pour que tous puissent avoir une chance de réussir. C’est un combat essentiel que nous menons car, nous en sommes convaincus, [il faut] changer l’éducation pour changer la société.
Mais le syndicalisme lycéen c’est non seulement défendre nos droits à une éducation décente pour tous, mais c’est également un positionnement plus large dans la société et parmi les jeunes. Nous dénonçons le statut ambigu des 15 à 18 ans : ni encore adultes, ni vraiment enfants, nous sommes dans un âge de transition où rien n’est adapté pour nous.
C’est une action faite par et pour les lycéens. Son moyen d’action est l’action collective qui se décompose en deux options : la négociation ou la mobilisation quand c’est nécessaire. La négociation se fait dans les instances prévues pour, c’est-àdire le conseil supérieur de l’éducation (CSE) ou encore le conseil national de la vie lycéenne (CNVL). La mobilisation se fait par des pétitions ou des manifestations dans la rue. Un exemple : au moment de l’affaire Leonarda (octobre 2013), on était plus de 15 000 lycéens dans la rue. »

Pourquoi adhérer à un syndicat lycéen ?

Ivan : « Ce n’est pas évident pour tous les lycéens d’avoir cette conscience de l’état de la situation. Il y a plusieurs déclics à avoir : se rendre compte qu’il y a des problèmes, qu’on peut les résoudre et que c’est en étant nombreux et organisés qu’on y arrivera. Même si on ne compte pas s’engager, adhérer est un symbole, on donne de la force au syndicat qui nous représente. Plus on est nombreux, plus on aura une vision complète de la situation et plus on sera écoutés et crédibles vis-à-vis de l’Éducation nationale. »

Le syndicalisme lycéen a-t-il vraiment un poids vis-à-vis des décideurs ? Un exemple de ce que tu as pu faire.

Ivan : « Je pense que oui, le syndicalisme lycéen a de l’importance. Que ce soit par des mobilisations ou des négociations, nous avons pu obtenir un certain nombre d’avancées pour le système éducatif, la vie lycéenne, … Nous avons également réussi à empêcher certaines réformes qui nous semblaient injustes. De plus, nous avons des contacts directs avec le cabinet du ministre de l’éducation et les syndicats lycéens sont très souvent invités aux réunions du ministère, ce qui prouve bien ce poids que nous avons vis-à-vis de l’Éducation nationale. C’est en particulier au sein du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) que nous avons du poids. Un exemple concernant la vie lycéenne : nous avons obtenu le doublement des fonds de vie lycéenne permettant une nette augmentation des projets initiés par les lycéens. »

Quels sont tes conseils pour faire de cet engagement une réussite ?

Ivan : « Ce qui importe est d’être organisé : on doit se concerter et se mettre d’accord avec les autres syndicats et on doit porter un message et des revendications clairs. Réussir une campagne passe aussi par la mobilisation des médias : notre message aura alors un impact plus important sur l’opinion publique. Et enfin, comme dit précédemment, plus on est nombreux, mieux le message passe. »

Qu’apporte ce genre d’engagement à un lycéen ?

Ivan : « Enormément. On rencontre plein de gens dans la France entière : ce sont des liens très forts qui se construisent. On y développe ses capacités d’organisation, d’analyse et son esprit critique. On y développe également ses capacités d’expression rédactionnelle et orale. Quand il s’agit de dialoguer avec le ministère ou d’échanger avec les médias, il faut savoir le faire de la bonne manière. »

Que deviennent les lycéens ayant rejoint un syndicat lycéen ?

Ivan : « On ne ressort pas « normal » d’un engagement syndical. Très souvent, ils restent engagés dans des associations ou partis politiques tout le long de leur vie. Quand on s’est engagé à cet âge-là, c’est quelque chose qui reste. »

Des exemples de parcours :
Benjamin Vételé était militant à l’UNL. Une fois étudiant, il a poursuivi son engagement syndical à l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France, le principal syndicat étudiant) et en est devenu vice-président. Il est aujourd’hui conseiller régional de la région Centre et adjoint au Maire de Blois en charge de… l’Éducation !
Delphine Batho, adhère en 1988 à la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), dont elle prend la présidence pendant 2 ans. Elle devient en 2007 députée des Deux-Sèvres puis ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie en 2012.

Si je suis lycéen aujourd’hui et que je veux adhérer à un syndicat lycéen que dois-je faire ?

Ivan : « C’est tout bête : soit vous en parlez à quelqu’un que vous connaissez déjà, soit vous pouvez vous inscrire sur internet et on vous rappellera. »

Le conseil supérieur de l’éducation (CSE)

Le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) est une instance très méconnue des lycéens. Et pourtant elle a une importance primordiale à l’Éducation nationale. Pour décrypter le CSE, Arthur Moinet, secrétaire général du Syndicat Général des Lycéens (SGL), élu lycéen au CSE en 2015, qui vient de passer son baccalauréat en filière ES et d’entrer à Sciences Po Paris, répond à nos questions.

Définition officielle du rôle du CSE

Le CSE est l’instance la plus importante de l’Éducation nationale : il est consulté sur tous les textes juridiques (décrets ou lois) concernant l’école ou le supérieur avant qu’ils ne soient adoptés. Le CSE a ainsi la possibilité d’amender tous les décrets qui vont être votés.

Il y a 97 membres qui représentent toute la communauté éducative : les personnels de l’Éducation nationale, les enseignants, les « usagers » (parents d’élèves, lycéens, étudiants) et les collectivités territoriales. Trois lycéens sont élus au CSE. Il se réunit une quinzaine de fois par an.

Cette instance est présidée par le ministre de l’Éducation nationale, mais le CSE n’en demeure pas moins une instance consultative. En revanche, selon Ivan Dementhon, élu lycéen de l’Union National des Lycéens (UNL) au CSE entre 2013 et 2015, « le CSE représente toute la communauté éducative donc même si ce conseil n’est que consultatif, il a un poids politique très important. »

Comment peut-on agir au sein du CSE ?

  Pour agir au sein du CSE, il faut déjà comprendre ce qui s’y passe : « c’est un environnement très technique ; être élu au CSE n’est pas donné à tous les lycéens, affirme Arthur Moinet, mais au fur et à mesure des séances on arrive à se débrouiller. Pour pouvoir agir, il faut donc bien étudier en amont les textes qui seront traités durant la séance. »

Un lycéen au CSE « au même titre que les autres membres, a le droit de vote, le droit de déposer des amendements sur des textes et d’intervenir » affirme Ivan Dementhon. Ce sont ici les principaux moyens d’agir au sein du CSE.

Mais on peut légitimement se demander comment 3 lycéens isolés peuvent faire passer des amendements face à beaucoup « d’adultes ». L’élu UNL apporte une partie de la réponse : « durant notre mandature au CSE nous avons réussi à constituer avec nos partenaires un « pôle des usagers du Service Public d’éducation » avec les élus étudiants et les élus parents d’élèves. L’harmonisation de nos votes sur une majorité des textes nous a permis de porter une voix forte pour la défense des intérêts des usagers de l’éducation. » L’élu SGL apporte une autre partie de la réponse : « nous avons un élu spécialement chargé de la communication avec les syndicats et les fédérations qui fait un travail en amont des réunions pour défendre nos propositions au CSE. »

Les membres du CSE ne peuvent pas déposer de proposition de texte mais « au début de toute réunion de CSE, les parties du CSE font une déclaration liminaire. On y expose sa position sur les questions de l’ordre du jour et on peut y proposer des suggestions » nuance l’élu du SGL.

Les lycéens ont-ils réellement un poids au sein du CSE ?

« Au début, on nous regarde un peu de haut mais petit à petit, en tenant des positions réalistes et en argumentant rigoureusement et avec précision, on nous prend de plus en plus au sérieux, affirme Arthur Moinet. Les exemples d’amendements que nous avons proposés et qui sont finalement passés tels quels dans les décrets sont nombreux ! »

Pour Ivan Dementhon, l’âge n’est pas un problème : « contrairement à ce que l’on pourrait croire, les lycéens ne sont pas discriminés en raison de leur âge au CSE ; au contraire, nos avis sont écoutés avec d’autant plus d’attention justement parce que nous sommes souvent les premiers concernés par ce qui est voté. »

Ce qu’il faut faire pour y être élu

Se faire élire au CSE n’est pas simple. Seulement 3 lycéens sur un total de 1,5 millions de lycéens en France sont présents au CSE. Le parcours en vue de l’élection est long : après avoir être élu au CVL, il faut se faire élire au CAVL de son académie. Une fois élu au CAVL, on peut alors prétendre se présenter au CSE mais la bataille est rude entre les différents syndicats lycéens qui s’arrachent ces trois maigres places… Nous faisons ce petit point sur le CSE pour vous faire comprendre que cette instance est un centre névralgique de l’action lycéenne, mais y accéder est une autre affaire ! Le plus raisonnable est probablement d’adhérer à un syndicat lycéen pour soutenir activement une liste aux élections du CSE : il y a plus de places pour tout le monde !

La maison des lycéens (MDL)

Les Maisons Des Lycéens sont encore rares et inconnues dans les lycées et pourtant elles sont obligatoires depuis 2010. Pour présenter les MDL, personne n’est mieux placé que Kalilou Sylla, lycéen qui vient d’empocher son Bac ES, qui a fondé la MDL de son lycée mais est également à l’initiative de la Fédération des MDL (FMDL) dont il est aujourd’hui président.

Comment pourrait-on présenter les MDL ?

Kalilou : « Une MDL est une association à but non lucratif au sein d’un établissement scolaire qui permet de s’engager en toute autonomie vis-à-vis de l’administration du lycée. En effet, la MDL est une structure à part entière non affiliée à l’établissement. Elle est gérée par les lycéens et pour les lycéens. Elle possède ses propres fonds, son propre Conseil d’Administration et bureau. Ces fonds propres proviennent majoritairement des cotisations des lycéens.
Les fonds peuvent également venir des recettes des projets et de quelques subventions.
À la différence du CVL, il n’y pas d’élection : tout lycéen peut adhérer et proposer des projets. Il y a certes un Conseil d’Administration et un bureau qui sont élus mais ils ne sont en rien les seuls à pouvoir mener des projets : tout adhérent peut le faire.
Nous sommes dans une période de désengagement des jeunes. Cela est, je le pense, dû à l’inadéquation des institutions actuelles pour les jeunes. Il faut proposer de nouvelles formes d’engagement et l’une d’elle est la MDL. »

Quels sont concrètement les projets que l’on peut réaliser au sein d’une MDL ?

Kalilou : « On peut réaliser tout type de projet. Que ce soit un projet dans le domaine de l’humanitaire, du culturel, de l’artistique, du sportif, de la presse lycéenne, de la citoyenneté ou encore de l’écologie toute initiative est la bienvenue !
Que ce soit pour organiser une soirée de fin d’année, un concert en live, une projection de films, une conférence pour sensibiliser aux enjeux environnementaux, une vente de pulls à l’effigie du lycée, un tournoi de football interclasse, une vente de gâteaux pour lever des fonds ou une journée contre les discriminations, la MDL rend tous ces projets faciles à organiser ! »

Quels sont tes conseils pour qu’un projet réussisse ?

Kalilou : « Pour qu’un projet réussisse, la priorité est de le garder ouvert, c’est-àdire ouvert à toute suggestion et que toute bonne volonté puisse, si elle le souhaite, participer à la réalisation du projet. Plus un projet est ouvert, plus il se diffusera dans le lycée, plus il rencontrera de succès. Un bon projet c’est aussi un projet qui est monté en harmonie avec les valeurs défendues : une réflexion collective, l’entraide et l’échange permettent de construire un projet dans de bonnes conditions. »

Comment gérer une MDL et la rendre dynamique ?

Kalilou : « Pour bien gérer une MDL, tout ne doit pas être aux mains d’une seule personne. Le travail en équipe, avec une communication efficace entre les membres, est primordial. Toujours rester en phase avec son milieu est également très important : on est lycéen engagé parmi d’autres lycéens, il ne faut pas se penser au-dessus des autres pour une quelconque raison.
  Une MDL dynamique :

  • est une MDL avec des adhérents, membres du bureau ou non, qui proposent et participent à la réalisation des projets. Une MDL dynamique n’est pas une MDL où seuls les lycéens du bureau mènent les projets ;
  • est une MDL fonctionnant de manière démocratique : le choix des projets prend en compte l’avis de tous les membres;
  •  possède un bureau efficace se chargeant des tâches de l’association (organiser les réunions, gérer les assurances…), qui prend les décisions importantes (choix budgétaires, lancement de gros projets…) et donne à ses membres les moyens de concrétiser les projets (conseils, fonds…) ;
  • est une MDL autonome et indépendante de l’administration du lycée qui l’héberge. Il arrive souvent qu’une MDL subisse une sorte « d’annexion » de la MDL par le CVL ou que le proviseur ait une emprise trop importante sur celle-ci. Pour qu’une MDL soit dynamique il faut que les lycéens se sentent les seuls responsables de sa réussite. En revanche, être indépendant vis-à-vis de l’établissement ne veut pas dire repousser les « adultes » : avoir de bonnes relations avec l’administration permet un développement serein de la MDL.

Qu’apporte ce genre d’engagement à un lycéen ?

Kalilou : « Organiser un projet ou participer au bon fonctionnement de la MDL apporte de nombreuses compétences qu’un cours magistral n’apporte pas. Elaborer une stratégie d’action, communiquer son projet et travailler en équipe sont des choses que l’on apprend que très peu par ailleurs. Un engagement de ce type est complémentaire aux cours : les cours apportent les connaissances, l’engagement apporte les compétences.
  Une vie lycéenne engagée sensibilise aux enjeux de la société :
dans une association on prend conscience de ce qu’est avoir des responsabilités, de ce qu’est être solidaire, de ce qu’est vivre en société. En outre, on apprend la citoyenneté. »

Si je suis lycéen aujourd’hui et que je veux adhérer à une MDL, que dois-je faire ?

Kalilou : « Il y a deux cas de figure : soit la MDL existe déjà au sein de son lycée, soit elle n’existe pas encore.
  Dans le premier cas, c’est très simple : pour adhérer, il vous suffit de cotiser. La cotisation s’élève rarement à plus de 15 Euros par an. On est ainsi membre de l’Assemblée Générale (l’instance qui réunit tous les membres). On peut se présenter aux élections internes pour faire partie du Conseil d’Administration de la MDL (l’instance qui prend toutes les décisions importantes) ou encore du bureau (président, secrétaire générale, trésorier…).
  Dans le deuxième cas, il faut fonder la MDL dans votre lycée. S’il existe déjà un Foyer Socio-Educatif (FSE, une autre association mais qui est dirigée par des parents d’élèves et membres de l’administration) dans votre lycée, il suffit de transformer le statut du FSE pour que qu’il devienne la MDL. D’ailleurs, c’est aujourd’hui une obligation : les FSE doivent être reconvertis en MDL. Un statut est un texte stipulant comment fonctionne l’association, son but et ses conditions. En transformant le FSE en MDL, on récupère les fonds du FSE et ce sont désormais uniquement les lycéens qui dirigent l’association.
  S’il n’existe pas de FSE, il faut rédiger un statut pour la MDL (de nombreux statuts types se trouvent sur internet) et le déposer. Il faut également ouvrir un compte bancaire et souscrire à une assurance pour garantir l’autonomie de la MDL vis-à-vis du lycée. Pour toutes ces démarches assez techniques vous pouvez demander conseil à votre CPE, votre proviseur, à vos élus du Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL), une autre MDL ou encore à la fédération des MDL (Plus d’information sur la FMDL ci-dessous). Ensuite, il faut lancer la MDL et la faire vivre au sein du lycée. Le plus simple pour faire adhérer les lycéens à la MDL est de réaliser un projet tremplin. Ce projet révèle au grand jour votre MDL et montre de quoi elle est capable : les adhésions ne tarderont pas ! »

En quoi consiste la Fédération des MDL (FMDL) ? Pourquoi faut-il que la MDL de son lycée y adhère ?

Kalilou : « La FMDL a pour but de regrouper toutes les MDL de France pour donner une réelle importance au niveau national à celles-ci. Le FDML est toute nouvelle mais nous comptons déjà 30 MDL et 30 autres en cours d’adhésion (juillet 2015).
La FMDL a principalement 2 objectifs :

  • la mise en commun des expériences et projets : nous voulons organiser des rencontres physiques par l’intermédiaires d’assises nationales des MDL et virtuelles par l’intermédiaire d’un forum sur le site web de la FMDL pour permettre l’enrichissement mutuel et la réalisation de projets d’envergure nationale ;
  • un accompagnement pour la création, l’autonomie et le développement des MDL. Nous voulons proposer un appui logistique, financier et juridique. Pour cela, nous sommes en train de créer une banque de fiches techniques (statut type pour une MDL, comment ouvrir un compte en banque…) et de projets types pour permettre à tout lycéen de mener à bien leur MDL. Nous voulons également ouvrir une permanence informatique et téléphonique pour répondre à toutes les questions de lycéens engagés dans une Maison des Lycéens.

Adhérer à la FMDL permet d’avoir un appui solide pour développer sa MDL. »

Le conseil d’administration (CA)

Définition officielle du rôle du CA

Le Conseil d’administration (CA) est l’instance la plus importante d’un lycée. À la différence du CVL, c’est une instance décisionnelle, c’est-à-dire qu’après un débat sur une question, le CA opte pour une solution par l’intermédiaire d’un vote et l’exécution de cette décision est automatique ; elle ne peut être remise en cause ni par une personne, ni par une autre instance.

  Le CA d’un lycée est présidé par le proviseur de l’établissement et est composé d’une trentaine de représentants de toute la communauté du lycée. Y siègent un Conseilleur Principal d’Éducation, des représentants des collectivités territoriales (commune et région), des enseignants, du personnel non enseignant, des parents d’élèves et des lycéens. Les lycéens sont au nombre de cinq. Quatre sont élus, le cinquième est le vice-président du CVL.

  Ces compétences décisionnelles touchent à tout ce qui se passe au sein du lycée : il fixe les principes de mise en œuvre de la pédagogie de l’établissement, il adopte le projet d’établissement, il adopte le budget, il adopte le règlement intérieur, il peut définir des actions particulières pour une meilleure utilisation des moyens de l’établissement (exemple : location des locaux durant l’été), il délibère sur tout ce qui a un rapport avec l’hygiène, la santé et la sécurité, … Bref, il contrôle à peu près tout dans un lycée.

  Il se réunit au moins trois fois par an.
  Accompagné de la convocation, il y a un ordre du jour (c’est-à-dire, la liste des sujets et délibérations qui vont être abordés le jour du CA) et ses documents préparatoires.

Ce que nous lycéens pouvons faire au sein du CA

Assister à un CA sans avoir étudié à l’avance les documents préparatoires vous plongera dans une grande incapacité d’agir.

Étant donné que ce qui est traité au CA est assez technique, il faut maîtriser les sujets avant la séance. Il ne faut pas hésiter à demander à un professeur ou un CPE de vous aider dans la compréhension de ces documents pour qu’une fois arrivé le jour du CA vous puissiez être un élément actif de la séance.

Intervenir dans les discussions peut au début faire peur mais votre sensibilité de lycéen sera très souvent valorisé : les « adultes », quels que soient leurs efforts, ne pourront jamais se mettre à notre place pour savoir ce dont exactement un lycéen a besoin. Face à l’administration bien rodée, aux professeurs organisés en syndicats et aux parents d’élèves organisés en fédérations, nous lycéens semblons assez faibles mais notre force est dans notre légitimité de parler au nom de la majorité des personnes composant la communauté lycéenne : les lycéens.

  Toute intervention doit être un minimum réfléchie : réagir sans cesse de façon abusive pour ne psalmodier que des cris révolutionnaires vous décrédibilisera très rapidement. À vouloir trop « faire son malin », on risque l’agacement de toute l’assistance, ce qui n’est pas souhaitable. Une intervention se doit d’être rigoureuse et précise.

Si vous voulez aborder des sujets de votre choix que vous pensez importants, cela doit se faire dans les « règles de l’art » car si un sujet de discussion n’est pas inscrit à l’ordre du jour, le proviseur a le droit de refuser sa discussion. C’est ainsi que vous pouvez ajouter une « question diverse » à l’ordre du jour. Cela se fait en amont de la séance, au minimum quelques jours avant le CA. Pour ajouter une question diverse, il suffit souvent d’envoyer un e-mail au secrétariat du proviseur en expliquant l’objet de votre question/sujet. Une question diverse peut aborder n’importe quel sujet traitant de la vie ou du fonctionnement de l’établissement.

Dans le cas d’un texte qu’il faut adopter comme le projet d’établissement (c’est-à-dire, une liste d’objectifs de l’établissement pour les années à venir) ou le règlement intérieur, un lycéen, autant que n’importe quel autre membre du CA, peut amender les textes : il peut faire changer un seul mot, supprimer une phrase ou alors ajouter un paragraphe entier s’il le pense utile ! Si vous voulez proposer un amendement, il est préférable de l’avoir communiqué en amont au proviseur pour éviter toute surprise durant le CA . Il faut savoir qu’un proviseur et son équipe préparent le CA durant des semaines : une proposition inattendue est rarement la bienvenue !

  Votre moyen d’action ultime est le vote au même titre que le proviseur ou un professeur. N’hésitez pas, avant le vote, à poser des questions pour clarifier et comprendre le vote qui va avoir lieu. Dans le cas d’un vote important, on peut même demander une levée temporaire de la séance pour pouvoir se concerter avec les autres membres du CA pour mieux comprendre les positions des autres membres et s’aider à se faire une idée.

Ce qu’il faut faire pour y être élu

Sont électeurs l’ensemble des délégués de classe et l’ensemble des membres du CVL. Sont éligibles les membres titulaires ou suppléants du CVL. L’élection se fait en octobre pour un mandat d’une durée d’une année scolaire. Il est préférable d’écrire une profession de foi.

 

 

Le conseil de la vie lycéenne (CVL)

Réponse de lycéens à des « adultes »

  Il arrive que certains critiquent les instances lycéennes destinés aux lycéens. Elles seraient inutiles ou même « démagogiques ». Mais nous, les rédacteurs, avons fait l’intégralité de notre engagement lycéen au sein du CVL.
Sans le CVL, ses autres membres et nous n’aurions jamais pu organiser de concours photo, de vente de plus de 100 « Yearbooks », de soirée des talents avec de nombreux artistes et plus de 250 spectateurs, de vente de 1751 roses individuelles pour la Saint Valentin, de conférence avec pour intervenant Greenpeace France, de formation pour plus de 100 lycéens aux gestes de premiers secours avec comme partenaire la CroixRouge Française, et la liste n’est pas finie ! Certes, les instances lycéennes de certains lycées s’avèrent certaines fois inutilisées mais nous voulons montrer – et nous pouvons l’affirmer avec force – que le CVL ouvre de véritables opportunités aux lycéens.
Le meilleur moyen de donner aux lycéens le goût de l’effort et du mérite est qu’ils en soient eux-mêmes à l’initiative. Certes les projets que nous accomplissons ne sont pas tous des avancées sensibles pour l’humanité, mais durant la construction d’un projet, nous nous cognons contre la notion de « l’Effort » qui est d’autant plus belle que nous y sommes allés de front de notre propre gré, et une fois le projet terminé, nous caressons avec douceur la notion de « Mérite ». N’est-ce pas cela la vraie méritocratie ? Fermons la parenthèse.

Définition officielle du rôle du CVL

Le CVL d’un lycée est composé de 10 élus lycéens et de 10 membres du personnel du lycée et parents d’élèves. Les lycéens sont élus pour deux ans avec un renouvellement de 5 lycéens par an.

Les élus lycéens y expriment les idées, les attentes et les préoccupations de tous les lycéens. Le CVL n’est qu’une instance consultative, c’est-à-dire qu’elle ne prend aucune décision mais donne un avis sur différents sujets dont :

  • les grands principes de l’organisation des études ;
  • l’accompagnement personnalisé,
  • l’organisation du temps scolaire,
  • l’élaboration du projet d’établissement et du règlement intérieur,
  • les questions de restauration et d’internat,
  • l’information sur l’orientation,
  • l’organisation d’activités sportives, culturelles et périscolaires,
  • la santé, l’hygiène et la sécurité.

Le CVL est également doté de fonds de vie lycéenne mais avec les coupes budgétaires, les dotations sont aujourd’hui dérisoires.

Ce que nous lycéens pouvons faire au sein du CVL

Le CVL est certes seulement consultatif mais il est souvent écouté. L’avis des élèves intéresse les « adultes » et en particulier le proviseur : c’est pour nous qu’ils travaillent au final et malgré cela, ils n’ont que très peu de contact avec nous ; le CVL leur offre un contact direct avec les lycéens. Il est une opportunité d’aborder les sujets que l’on souhaite : ils auront de grandes chances d’être écoutés si ce sont des propos sensés. Nombreux sont les exemples où des propositions de modifications du projet d’établissement ou du règlement intérieur ont été finalement adoptées.

  Il faut ainsi être l’intermédiaire entre les élèves et l’administration. Être sans cesse dans la critique systématique ne fera pas avancer les choses. Adopter un esprit critique en revanche oui, mais constructif, et proposer des solutions facilitera un réel dialogue entre le CVL et l’administration.

  Une deuxième fonction apparaît avec la pratique du CVL : mener des projets qu’ils soient humanitaires, culturels, sportifs ou citoyens. Le CVL offre la légitimité dont nous avons besoin pour agir vis-à-vis de l’administration et des lycéens. Certes, le CVL ne possède que très peu de fonds propres mais il y a toujours moyen de s’en procurer s’il le faut . Néanmoins, une majorité de projets n’a pas de coût financier : on peut très bien se débrouiller sans !

Certains diront qu’il ne faut pas mélanger le rôle du CVL (une instance consultée par le proviseur pour avoir des avis sur certains sujets) et celui de la Maison Des Lycéens (MDL) qui est de faciliter l’organisation de ces projets culturels, sportifs et humanitaires au sein du lycée. Nous répondrons que très peu de lycées sont aujourd’hui dotés d’une MDL. En attendant que chaque lycée ait sa Maison Des Lycéens, le CVL offre d’ores et déjà l’opportunité de mener des projets d’initiative lycéenne. L’avantage de construire ses projets à partir du CVL est de pouvoir bénéficier de conseils et d’aide des « adultes ». Parmi les membres de la communauté éducative, un référent vie lycéenne est nommé : les élus CVL ont donc un accès privilégié à ce référent qui aura souvent les solutions aux problèmes rencontrés durant l’organisation des projets et saura être de bon conseil.

Comment s’y prendre : les conseils

  Officiellement, il n’y a que trois réunions du CVL par an. Il est donc préférable que les élus se rencontrent en dehors de ces réunions pour organiser les projets.

Certes, comme il est dit plus haut, il est préférable de mener un projet avec un maximum de deux responsables, mais une fois un projet lancé, tous les membres de ce CVL peuvent mettre la main à la pâte. Un élu a organisé une vente de pulls à l’effigie du lycée, il faut maintenant les vendre ? Tous les élus CVL peuvent alors, à tour de rôle, tenir le stand de vente. Un CVL, ce sont 10 lycéens solidaires ! Un CVL, ce sont également 10 lycéens cohérents entre eux : il ne faudrait pas que deux élus mènent exactement le même projet chacun de son côté ! Ainsi, une communication interne efficace est toujours utile. Cela peut passer par un groupe Facebook par exemple où chaque élu partage constamment les avancées de son projet. Quand il s’agira d’organiser la vente des pulls, cela simplifiera la répartition des créneaux.
Parmi les élus lycéens, un vice-président du CVL est élu (le président étant le proviseur). Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un dictateur… Il a pour rôle de faire du CVL un ensemble cohérent. C’est lui qui peut organiser les réunions officieuses entre lycéens. Étant souvent déjà élu depuis un an, il est expérimenté : il peut conseiller les nouveaux arrivants du CVL. Il exalte les motivations des élus et permet à leur enthousiasme de se transformer en projets concrets. Le vice-président du CVL est également membre d’office du conseil d’administration du lycée (CA) l’instance la plus importante du lycée où toutes les décisions concernant l’établissement sont prises. À ce titre, il peut être « l’ambassadeur » du CVL auprès des professeurs, des parents d’élèves et du proviseur. Si son CVL est actif, il doit le montrer au grand jour pour que le CVL devienne une véritable instance connue et reconnue par toute la communauté lycéenne. Plus le CVL est reconnu, plus il peut mener de projets importants et plus il a de poids dans les décisions du proviseur.
Un exemple : dans ce but, le vice-président du CVL de notre lycée a présenté de sa propre initiative un bilan CVL au conseil d’administration pour qu’il prenne conscience du nouveau rôle que le CVL est en train de jouer au sein du lycée. Cette intervention a fait effet : le contact entre le CVL et le proviseur est de plus en plus direct. Ce genre d’intervention devrait devenir une habitude !

Ce qu’il faut faire pour y être élu

Tout élève du lycée est électeur et éligible. Pour se présenter, il faut écrire une profession de foi et participer à une présentation orale des candidats. Si vous avez des idées intéressantes et que vous êtes motivé, cette élection ne devrait être qu’une formalité ! La profession de foi est ensuite placardée aux côtés de celles des autres candidats. Très souvent, les lycéens passent devant les professions de foi sans les lire et même sans savoir de quoi il s’agit ! Le mieux pour réussir une campagne électorale est d’en parler soi-même au plus grand nombre de lycéens possible. Faire campagne pour être élu au CVL s’avère souvent également faire campagne pour que les lycéens sachent ce qu’est le CVL…

Et aussi : le Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL) et le Conseil National de la Vie Lycéenne (CNVL)

  Le CAVL a le même rôle que le CVL au niveau académique. Son fonctionnement est identique : il se réunit au moins trois fois par an. Le CAVL est présidé par le recteur de l’académie et compte 20 lycéens : les élus CVL de l’académie sont éligibles et électeurs. Le rôle officiel du CAVL est de formuler des avis sur la vie dans les lycées de l’académie et sur le travail scolaire. Mais les élus CAVL profitent souvent de ce mandat pour mener des projets d’envergure quasi-régionales.
« C’est ainsi, nous explique Arthur Moinet, élu du CAVL de Nantes, que nous avons été à l’initiative de la première journée de la jupe le 16 mai 2014 pour montrer la solidarité des garçons contre le sexisme. La première édition s’est déroulée dans toute la région Pays de la Loire et plus de 20 000 lycéens garçons ont joué le jeu et ont porté la jupe ! »
  Le CNVL a également le même rôle que le CVL mais au niveau national. Il se réunit au moins deux fois par an. Le CNVL est présidé par le/la ministre de l’Éducation nationale (lui-même !) et compte 33 lycéens : un de chaque CAVL de France. Tous les élus CAVL sont éligibles et électeurs. Le rôle du CNVL est de formuler des avis sur toutes questions relatives au lycée et les grandes orientations politiques du moment visant le lycée.

Les délégués de classe

Un petit mot sur cette fonction qui représente bien souvent les tous premiers pas d’un lycéen dans le monde de l’engagement. Déconstruisons certains préjugés et précisons son véritable rôle.

  • Un délégué n’est pas un gentil toutou (comme on aime tant le croire) à qui l’on demande tout et n’importe quoi à la place de ses camarades qui auraient honte de le faire eux-mêmes. Un délégué n’est pas en capacité d’annuler tous les contrôles qui ont paru difficiles à ses camarades : la réalité est parfois difficile à entendre, nous nous en excusons… Un délégué est le porte-parole de sa classe quand les demandes sont censées et légitimes.
  • Un délégué n’est pas un scribe qui publie chaque soir les cours de la journée sur la page Facebook de la classe. Il ne dispense pas du travail scolaire. En revanche, un délégué peut exceptionnellement transmettre les cours à un camarade absent mais ce n’est pas une obligation systématique.
  • Un délégué n’est pas un avocat qui doit défendre, sans réfléchir, tous ses camarades au conseil de classe. Son rôle n’est pas de se débattre au conseil de classe pour que tous aient les félicitations. Son rôle au conseil est d’éclairer les professeurs sur des éléments manquants pour l’appréciation d’un élève : tel lycéen, est-il bien intégré dans la classe ? A-t-il quelques problèmes personnels ? … Le délégué fait également remonter les sentiments, les problèmes, les difficultés des lycéens dans la classe qui pourraient intéresser le conseil. Un délégué doit donc s’informer en amont du conseil auprès de ses camarades. Cela peut prendre la forme d’une discussion durant une heure de vie de classe ou même d’un petit questionnaire individuel distribué à tous les lycéens de la classe.